L’accroissement des budgets de la défense de nombreux pays, ainsi que l’attention toujours croissante portée à la sécurité des vols aériens, a donné à l’avionics une dynamique inédite. Découvrez tout ce qu’il faut savoir sur ce secteur en essor.
Sous-secteur de l’aéronautique, l’avionics (ou, en français, l’avionique) prend en charge la conception, le développement et la production des systèmes électroniques embarqués sur un aéronef. Ces systèmes, qui incluent la navigation, la communication, la surveillance et la gestion des instruments de vol, favorisent la sécurité des vols.
Il peut s’agir d’installations simples, comme un VHF (Very High Frequencies) ou un GPS intégré (Global Positioning System), ou de solutions complexes, telles qu’un transpondeur, des intercoms ou encore un système de visualisation électronique.
Avec ses tableaux de bord numériques et ses interfaces tactiles, l’aviation moderne repose désormais sur l’avionics pour allier sécurité, performance et technologie avancée.
Le secteur avionique a pour principaux partenaires le secteur aéronautique, le secteur de la défense et le secteur spatial.
Les métiers de l’avionics couvrent la conception, l’intégration, la maintenance, la certification et la vente des systèmes embarqués.
Si l’ingénieur avionique intervient tout au long du cycle de vie du système, sa mission principale reste de définir son architecture et de piloter sa conception et son développement. Il supervise également les essais au sol et en vol.
Autres professionnels du secteur, les responsables qualité et validation contribuent à garantir la conformité réglementaire et la fiabilité des systèmes installés à bord.
Le technicien avionique installe les équipements une fois le système conçu. Il effectue également les essais et assure la maintenance des appareils. Ses missions impliquent aussi la gestion de la documentation technique.
Enfin, les professionnels de la vente et du support client gèrent les relations commerciales. Ils apportent notamment leurs conseils sur la gamme de l’entreprise, les prix et les solutions adaptées à chaque type d’aéronef, qu’il s’agisse d’un avion, d’un hélicoptère ou d’un ULM (ultraléger motorisé). Ils peuvent aussi organiser des formations d’utilisation des équipements et accessoires à destination des pilotes (transpondeurs, casques, etc.).
La diversification des produits et la complexification des systèmes entraînent une hausse de la demande en expertise. Les entreprises du secteur avionique ont ainsi tendance à faire de plus en plus appel à des spécialistes freelances.
Les experts indépendants de l’avionics interviennent sur des installations précises. Ils apportent leurs compétences pointues aux entreprises qui profitent d’un regard extérieur tout en conservant une réelle flexibilité salariale.
Les missions freelances sont souvent de courte durée dans l’avionics :
Pour le professionnel, le statut indépendant est une garantie d’autonomie. Il peut créer ses propres services, choisir ses projets et ses clients et gérer son emploi du temps. Il concilie ainsi sans difficulté vie professionnelle et vie personnelle. Enfin, sa rémunération annuelle, bien que fluctuante, est en général supérieure à celle d’un salarié.
Les entreprises en quête d’un ingénieur indépendant se rendent le plus souvent sur les plateformes de freelancing. Elles y trouvent de nombreux profils dont il est possible de consulter les spécialisations et les références.
Pour le professionnel, ces sites sont parfaits pour rencontrer ses premiers clients et pour se faire connaître. Il lui faut aussi développer son réseau professionnel et rester visible sur le Web.
Les candidats aux métiers de l’avionics doivent disposer de compétences techniques en électronique, en informatique embarquée, en intégration de systèmes et en réglementation aéronautique.
L’installateur et le technicien accèdent à ces métiers grâce à l’obtention d’un BTS (Brevet de Technicien Supérieur) spécialisé. Pour un ingénieur, il est nécessaire d’entrer dans une école d’ingénieurs, comme l’ENAC (École Nationale de l'Aviation Civile) ou l’ISAE (Institut Supérieur de l'Aéronautique et de l'Espace).
Il existe par ailleurs des formations spécifiques portant sur les différents systèmes embarqués du secteur avionique.
Enfin, certaines certifications sont recommandées pour une partie des professionnels. Elles émanent de la FAA (Federal Aviation Administration) aux États-Unis ou de l’EASA (European Union Aviation Safety Agency) en Europe.
D’autres certifications, sans être obligatoires, permettent de valoriser des compétences. Par exemple, l’IPC Specialist Certification remet des titres aux professionnels du câblage et de la connectique avionique.
Les perspectives du secteur avionique sont marquées d’abord par l’intégration de nouvelles technologies et, ensuite, par les exigences environnementales.
L’intelligence artificielle, la connectivité avancée et la cybersécurité révolutionnent le domaine. De plus en plus, l’assistance au pilotage se transforme en système autonome.
L’avionics est donc amené à innover sans cesse, tout en tenant compte des nouvelles normes environnementales. Les grandes marques de l’avionique participent à la tendance générale en créant des instruments de bord et des équipements favorisant la limitation de l’empreinte carbone des avions.
Les métiers du secteur bénéficient de ces deux évolutions parallèles. Le taux de renouvellement des équipements avioniques est soutenu, tandis que, dans le même temps, les professionnels de la conception sont sollicités pour créer des systèmes toujours plus innovants.
Les entreprises évaluent d’abord les besoins de chaque aéronef. Il est évident qu’un avion de ligne ne remplit pas les mêmes missions qu’un avion de chasse. Néanmoins, le choix de l’installation avionique dépendra aussi du poids de l’appareil, de sa taille, de son autonomie, des contraintes de puissance, de câblage et de compatibilité logicielle.
Les systèmes embarqués doivent être protégés contre les cyberattaques, garantissant la sécurité des vols et la confidentialité des données.
Certaines missions, comme le développement logiciel ou l’audit de systèmes, peuvent se faire à distance, surtout pour les freelances.