Croissance liée à l’innovation et intégration dans de nombreux secteurs d’activité : l’ingénieur photonique a le vent en poupe ! Grâce à notre guide, découvrez tout ce qu’il faut savoir sur ce métier d’avenir : définition, missions, compétences, formation, salaire et pratique freelance.
Spécialiste de l’étude et de l’exploitation des photons, l’ingénieur photonique, ou photonicien, a pour but de concevoir des systèmes capables de capter et de transformer ces minuscules ondes électromagnétiques.
Situées entre le génie optique, l’électronique et la physique, les technologies photoniques sont indispensables à la production de nombreux équipements, comme les capteurs lasers, les instruments scientifiques, les caméras haute résolution, l’informatique appliquée à l’analyse d’image et les réseaux de communication.
L’objectif principal du photonicien se dilue en une multitude de tâches précises :
Le plus souvent, le photonicien travaille au sein d’une équipe R&D (Recherche et Développement) pluridisciplinaire. Par exemple, pour la conception d’un capteur optique ou d’un système d’imagerie, cette équipe réunira :
Dans d’autres services, il est susceptible de collaborer avec un spécialiste des technologies numériques ou encore avec un technicien de laboratoire. Ses liens avec les autres métiers sont particulièrement hétérogènes et dépendent de son secteur d’activité.
Le recours aux services d’un ingénieur photonique freelance est une option idéale pour les entreprises qui ne disposent pas de ces compétences au sein de leurs ressources humaines. Il peut s’agir d’une start-up, d’une PME (Petite et Moyenne Entreprise) ou d’un grand groupe. La société profite ainsi d’une expérience ciblée pour la mise au point d’un système photonique, tout en préservant la flexibilité de son recrutement.
Le statut freelance apporte au photonicien une réelle liberté dans le choix de ses missions et dans l’organisation de son emploi du temps. Il peut ainsi concilier sans difficulté vie professionnelle et vie personnelle.
Enrichissant, le travail indépendant de l’ingénieur photonique s’effectue en partie à distance, mais il implique aussi des déplacements occasionnels. Enfin, si la rémunération reste fluctuante selon les mois et les semaines, elle est souvent supérieure sur l’année à celle d’un salarié.
L’ingénieur photonique indépendant a la possibilité de se rendre directement sur les plateformes de freelancing afin de répondre aux offres de mission postées par les entreprises. Sérieux et sécurisés, ces sites forment un cadre favorisant les échanges professionnels.
Le photonicien freelance doit aussi développer et entretenir son réseau. Il lui faut également assurer une présence sur le Web via un profil LinkedIn et, éventuellement, la création d’un site attractif.
Sa formation a apporté à l’ingénieur photonique des connaissances théoriques en physique de la lumière et en propagation des ondes. Il maîtrise parfaitement la diffraction et l’interaction entre photons et matériaux. Ces connaissances doivent toutefois se doubler de savoir-faire précis.
Parmi les principaux savoir-faire du photonicien, on compte :
En plus de ces savoir-faire, l’ingénieur photonique est doté certaines qualités humaines :
Les outils de modélisation numérique et les logiciels de simulation optique permettent d’analyser les performances des systèmes. L’ingénieur photonique travaille aussi avec les divers instruments de laboratoire : lasers, bancs d’essai optiques, spectromètres, etc. Enfin, certains projets d’industrie nécessitent l’utilisation d’outils de conception assistée par ordinateur.
Le parcours classique, pour les candidats à un poste de photonicien, passe par l’obtention d’un bac scientifique poursuivi par des études longues (de niveau bac + 5 minimum). En France, plusieurs établissements proposent des formations spécialisées dans la photonique :
Un ingénieur photonique junior peut espérer un salaire annuel brut allant de 35 000 € à 45 000 €, en fonction de son site d’exercice et de son secteur d’activité. La rémunération d’un photonicien aguerri en CDI (Contrat à Durée Indéterminée) est susceptible de dépasser les 60 000 €.
Le besoin en ingénieurs photoniques est actuellement fort, en raison du développement des fibres optiques, des lasers et des capteurs intelligents. Les secteurs du spatial, de la santé, des télécommunications et des industries 4.0 sont particulièrement demandeurs.
Le métier de photonicien se transforme par ailleurs en raison de l’intégration de nouvelles technologies (notamment l’intelligence artificielle) et de l’apparition de nouveaux enjeux (la souveraineté technologique et l’éco-conception).
Il évolue dans un environnement scientifique et industriel, souvent en laboratoire ou en R&D, au sein d’équipes spécialisées en génie optique.
Le génie optique permet de manipuler la lumière pour créer des dispositifs photoniques. Il constitue le cœur technologique de cette spécialité d’ingénierie.
Oui. Les technologies issues du génie optique permettent de développer des instruments pour surveiller l’environnement et limiter l’impact de certaines industries.