Avec ses 13 300 magasins et ses 7,6 milliards de chiffre d’affaires en 2025, le marché de l’optique est une branche importante de l’économie en France. Il est actuellement porté par l’augmentation des troubles de la vue liée à l’utilisation des écrans et au vieillissement de la population, et par les innovations techniques. Découvrez dans notre guide complet les métiers et défis de ce secteur en pleine mutation.
Le secteur optique se compose de l’ensemble des activités d’étude de la lumière, ainsi que de fabrication et de distribution des équipements destinés à corriger ou à améliorer la vision humaine.
Dans sa dimension de recherche, qui comprend l’optronique et la photonique, elle consiste à analyser les phénomènes de réflexion, de réfraction et de diffraction. Dans son application commerciale, l’optique correspond à la lunetterie, autrement dit la fabrication et la vente d’instruments correcteurs pour la vue (verres unifocaux, verres progressifs, lentilles de contact, etc).
Le marché français est dominé par quelques grandes enseignes et par des magasins d’optique regroupés au sein d’une franchise, d’une coopérative ou d’un réseau, qui cohabitent avec des opticiens indépendants.
L’optique étant un secteur clé de la santé, le pouvoir public a mis en place un encadrement réglementaire strict. Les professionnels du domaine sont notamment tenus d’obtenir un diplôme spécifique pour exercer.
De la recherche fondamentale à la vente, le secteur de l’optique offre des débouchés à une grande diversité de professionnels.
Au bout de la chaîne, l’opticien exerce en magasin. Il conseille le client et gère la distribution des produits. D’autres acteurs interviennent entre la conception des lunettes ou des lentilles et leur vente, comme le designer de montures ou les responsables de la communication et de la publicité.
De l’autre côté du spectre, l’ingénieur optique exploite les propriétés physiques de la lumière pour créer des instruments scientifiques ou des dispositifs médicaux.
L’ingénieur optronique, quant à lui, développe des systèmes optiques intégrés, comme des capteurs embarqués ou des installations de surveillance.
L’ingénieur photonique, enfin, se spécialise dans la manipulation des photons pour concevoir des applications de télécommunication ou d’imagerie médicale.
Le développement de la pratique freelance tend actuellement à transformer le secteur, les entreprises de l’optique collaborant de plus en plus avec des experts externes.
Les offres de mission freelances sont souvent issues des grandes enseignes ou des industriels du secteur. Il s’agit en général de projets de courte durée :
Les entreprises recherchent particulièrement des compétences pointues en ingénierie ou en marketing digital. Elles bénéficient ainsi d’un regard extérieur tout en gagnant en flexibilité pour s’adapter à l’activité du marché.
Exercer un métier de l’optique en tant que freelance permet d’abord de gagner en autonomie et en indépendance. Le professionnel sélectionne ses missions et ses clients et gère son emploi du temps en fonction de ses impératifs personnels.
Il peut créer ses propres services et éprouve un véritable sentiment d’accomplissement en gérant sa propre entreprise. Enfin, ses revenus, bien que fluctuants, sont souvent plus élevés que ceux d’un salarié.
Les réseaux professionnels et les plateformes spécialisées dans le freelancing sont les principaux pourvoyeurs de missions freelances. Les professionnels débutants y rencontrent leurs premiers clients et les acteurs du marché peuvent y comparer sans difficulté les ingénieurs optiques disponibles.
Le BTS (Brevet de Technicien Supérieur) Opticien-Lunetier est obligatoire pour devenir opticien. Cette formation est centrée sur la réfraction, l’adaptation des verres et la gestion d’un magasin.
Pour faire carrière dans l’ingénierie optique, il est nécessaire d’obtenir un diplôme dans une école d’ingénieurs ou un Master spécialisé.
L’optique collabore étroitement avec :
La tendance semble être à la croissance du secteur optique en France, principalement en raison du vieillissement démographique et de l’usage intensif des écrans.
Le marché est par ailleurs dynamisé par les innovations technologiques (comme les lentilles connectées ou les équipements intégrés) et par le développement de la vente en ligne. Ce dernier point pose parfois des questions éthiques, qui entraînent une surveillance accrue des pouvoirs publics en particulier sur les prix. Pour les professionnels, la formation continue joue un rôle important pour suivre les évolutions technologiques.
À moyen terme, le secteur devra également relever des défis environnementaux, notamment en matière d’éco-conception des montures et de recyclage des verres de lunettes.
Les opticiens conseillent les consommateurs et assurent la vente en magasin ou en enseigne spécialisée.
Les consommateurs sont de plus en plus attentifs à leur confort visuel. Leurs besoins évoluent vers la prévention et la personnalisation (lunettes anti-lumière bleue).
L’industrie développe de nouveaux verres et montures de lunettes, ainsi que des systèmes associés à des secteurs de pointe (aéronautique, spatial, etc.). Elle finance par ailleurs la R&D (Recherche et Développement) pour mettre au point des technologies innovantes qui sont ensuite converties en production industrielle.
L’ingénierie optique française allie savoir-faire historique, innovation (verres intelligents, lentilles connectées) et recherche d’excellence (École des Mines, Institut d’Optique).