L’ingénieur aérospatial freelance évolue au cœur de la filière aéronautique et spatiale, un pôle stratégique mêlant sciences, innovation et développement de systèmes complexes. En choisissant ce statut, il met son expertise au service des entreprises du secteur tout en profitant d’une autonomie et d’un salaire intéressants. Néanmoins, les responsabilités n’en demeurent pas moins importantes, en particulier pour des projets aussi ambitieux et sensibles que les satellites ou les engins spatiaux.
L’ingénieur aérospatial conçoit, teste et entretient tout engin destiné à voler dans le ciel ou dans l’espace. Il est capable d’intervenir sur des projets liés à l’aviation (avions, hélicoptères) ou sur des projets liés à l’espace (fusées, satellites). Il combine le statut d’ingénieur aéronautique et celui d’ingénieur spatial.
Comme d’autres ingénieurs, ce spécialiste de l’aéronautique et de l’espace travaille principalement dans le bureau d’études d’une entreprise. Il y réalise les tâches suivantes :
Le management de l’ingénieur aérospatial doit reposer sur la communication et l’ouverture à de nombreuses idées pour proposer des projets novateurs. La présence d’institutions internationales sur le marché de l’emploi aéronautique et spatial, comme la NASA ou l’ESA (Agence Spatiale Européenne), rend la maîtrise de l’anglais indispensable.
Malgré son ouverture, l’ingénieur reste un scientifique qui doit faire preuve d’une rigueur absolue pour la sécurité des pilotes et des passagers de ses appareils. Il maîtrise de nombreuses sciences comme les mathématiques, la mécanique, l’aérodynamisme et l’informatique. Toutes ces connaissances nécessitent au minimum une formation de niveau master (bac +5) en École supérieure d’ingénieurs.
Un ingénieur freelance bénéficie d’une plus grande flexibilité qu’un ingénieur salarié. Cela lui permet de découvrir plusieurs projets et de s’investir sur une phase particulière d’un projet donné, comme la conception ou les tests. La présence dans les bureaux d’études n’est plus requise ; l’ingénieur aérospatial peut recourir au télétravail en fonction de ses missions.
Toute entreprise aéronautique choisit l’un des quatre canaux de communication suivants pour proposer ses offres de missions :
Toutefois, décrocher un poste freelance dans un projet aérospatial reste une entreprise délicate car ce secteur est régulé pour des raisons de sécurité défense. La cooptation joue un rôle clé pour enrichir son expérience, au même titre qu’un ingénieur civil de la défense.
La rémunération d’un ingénieur aérospatial freelance est supérieure à celle d’un ingénieur salarié, grâce un Taux Journalier Moyen (TJM) très élevé. Selon les données de Kickklox, il varie entre 350 € pour un débutant et 760 € pour un senior en France pour l’année 2025. Cette échelle correspond à celle d’un ingénieur de qualité aéronautique.
Les ingénieurs aérospatiaux apprécient également l’autonomie et l’accumulation d’expérience propre à leur statut. Toutefois, la longévité et les aléas dans le cycle de vie d’un projet aérospatial (plusieurs années) rendent l’activité incertaine pour un freelance. Celui-ci doit également gérer sa charge administrative et fiscale, ainsi que l’accès restreint à des projets classés secrets comme le développement de satellites militaires.
En France, le métier d’ingénieur aérospatial nécessite un diplôme de niveau bac +5, soit le niveau d’un master. Cette formation s’effectue dans une école supérieure d’ingénieurs généralistes, avec une spécialité aéronautique et espace. Durant leur cursus, les étudiants perfectionnent leurs connaissances en sciences dans les mathématiques, la physique, les matériaux, l’informatique, l’électronique, etc. Pour parfaire son dossier, il est recommandé d’effectuer au minimum un stage à l’étranger pour maîtriser l’anglais.
L'accès à une école supérieure, pour décrocher son diplôme d’ingénieur, nécessite un passage dans une classe préparatoire scientifique, puis l’obtention d’un concours. Si celui-ci n’est pas validé, il est possible de s’orienter vers un master mention aéronautique et espace à l’université.
Grâce à un TJM très élevé, le salaire net annuel d’un ingénieur aérospatial freelance et débutant peut varier entre 40 000 et 60 000 €. S’il justifie d'une expérience de senior, il peut augmenter ce salaire jusqu’à 80 000 € ou 120 000 € net annuel. Ce revenu est légèrement supérieur à celui d’un ingénieur senior salarié dans une entreprise aéronautique.
Toutefois, ces revenus dépendent de l’employeur et de la mission. Ils sont calculés sur une base de 210 jours facturés par an, soit 17,5 jours par mois. De plus, l’ingénieur freelance doit déduire des charges de son chiffre d’affaires, avec un taux de 45 à 50 %. Il ne bénéficie ni de congés payés, ni de la même protection sociale qu’un ingénieur salarié.
L’ingénieur aérospatial travaille en étroite collaboration avec des ingénieurs spécialisés dans d’autres secteurs comme l’architecture système, la physique, la mécanique ou l’électronique. Il profite également des connaissances et des observations de professionnels plus théoriciens comme un astrophysicien.
Au fur et à mesure des missions, l’ingénieur freelance gagne en responsabilités et en expertise. Il peut ainsi se positionner en tant que consultant expert ou Chef de projet externe, tout en augmentant significativement son TJM. Avec un groupe de collaborateurs et des ressources suffisantes, il est en mesure de créer son propre bureau d’études indépendant.
La filière aéronautique et spatiale est mondiale. Avec un diplôme reconnu et un bon niveau d’anglais, l’ingénieur freelance peut collaborer avec des entreprises étrangères.
Selon son cursus, son école et ses formations, l’ingénieur peut choisir une spécialité en matériaux, énergie, analyse de systèmes ou management de projet.
Il est possible d’effectuer une reconversion dans cette spécialité de l’aéronautique, grâce au master correspondant ou des formations complémentaires en sciences appliquées. Un stage ou une remise à niveau peuvent s’avérer nécessaires.