L’importance prise par les technologies électroniques dans l’industrie automobile a entraîné un accroissement des contrôles qualité de la production. En effet, ces systèmes intrinsèquement fragiles doivent répondre à des exigences élevées de fiabilité, de performance et de sécurité. Dans ce contexte, l’ingénieur validation automobile a acquis une place centrale dans l’entreprise.
Le but de l’ingénieur validation automobile est de vérifier la conformité des différents systèmes qui composent une voiture aux exigences de qualité de l’entreprise et aux normes réglementaires. Il lui faut donc tester la fiabilité du système, sa sécurité et sa performance pour les confronter aux objectifs définis dans le cahier des charges. Son travail commence dès la conception d’un véhicule et se poursuit pendant son développement et sa production.
L’ingénieur validation automobile s’intéresse à l’ensemble des éléments constitutifs d’un véhicule, des matériaux employés aux systèmes embarqués complexes. Ses missions sont donc variées :
L’ingénieur validation automobile collabore de façon permanente avec l’équipe de développement, afin de corriger les non-conformités. Son dossier technique et ses rapports sont par ailleurs transmis au chef de projet ou au responsable de groupe, qui peut être un ingénieur automobile.
Il travaille également avec l’ingénieur mécanique automobile, l’ingénieur motoriste et l’ingénieur ADAS (Systèmes d’Aide à la Conduite) pour vérifier la conformité de leurs choix techniques.
Enfin, il entretient une collaboration très étroite avec l’ingénieur qualité automobile dont les objectifs sont complémentaires aux siens : l’ingénieur validation vérifie la conformité technique et fonctionnelle du produit ; l’ingénieur qualité s’assure de la maîtrise des processus et du respect des standards qualité tout au long de la production.
Les entreprises de l’industrie automobile sont régulièrement à la recherche d’une expertise extérieure pour assurer la validation de leurs produits. Elles bénéficient ainsi d’un regard indépendant des habitudes internes de ses équipes.
Cette intervention se déroule souvent dans un contexte de crise projet ou durant la phase de transition entre la conception et la mise en production. L’ingénieur validation freelance peut aussi être missionné pour un audit ou à l’occasion d’un pic de charge.
L’exercice du métier en indépendant est idéal pour l’ingénieur validation automobile qui souhaite développer son autonomie. En diversifiant ses missions, il intervient sur différents produits et enrichit son expérience.
Le statut freelance entraîne en outre une rémunération souvent supérieure à celle d’un salarié en CDI (Contrat à Durée Indéterminée). Il permet enfin de concilier facilement vie privée et vie professionnelle.
Les plateformes dédiées au freelancing permettent aux ingénieurs validation automobile et aux entreprises de se rencontrer. Les travailleurs indépendants débutants y trouvent souvent leurs premiers clients, tandis que ces derniers peuvent comparer sans difficulté les différents profils. Le cadre est enfin sécurisant pour l’établissement d’un contrat.
Compétences techniques et qualités humaines sont indispensables à la fois pour performer et pour s’épanouir dans le métier d’ingénieur validation automobile.
Le métier d’ingénieur validation automobile repose de solides connaissances théoriques en génie mécanique, électrique et électronique et sur des compétences techniques précises :
Le métier exige par ailleurs certains savoir-être :
Les outils de mesureet d’acquisition de données, ainsi que les logiciels d’analyse et les bancs d’essais sont nécessaires à l’exercice du métier.
L’utilisation des outils de gestion facilite la communication avec les différents collaborateurs horizontaux et avec le responsable du management.
Un diplôme de niveau bac + 5 est exigé pour postuler à une offre d’emploi d’ingénieur validation automobile. Ce titre peut être obtenu dans une université (Master en électronique ou en mécanique) ou dans une école d’ingénieurs.
Lors de l’entretien de recrutement, il est aussi indispensable de mettre en avant une première expérience professionnelle (par exemple, lors d’un stage).
Le salaire de l’ingénieur validation automobile varie selon son expérience, sa formation et son site d’exercice (petite ou grande entreprise, Paris, Île-de-France, régions). Un profil junior peut percevoir entre 35 000 € et 40 000 € durant la première année. Avec l’expérience, cette rémunération dépasse souvent 55 000 €.
L’évolution rapide de la technologie appliquée à l’automobile entraîne une mutation profonde du métier d’ingénieur validation. Les exigences en matière de sécurité sont accrues, tandis que, dans le même temps, les systèmes se révèlent de plus en plus complexes à maîtriser.
De nombreux ingénieurs validation choisissent de se spécialiser pour développer une expertise pointue dans des domaines comme les systèmes embarqués ou la validation logicielle.
Il partage son temps entre le bureau d’ingénierie (analyse, préparation des tests) et le terrain (supervision des essais dans les ateliers ou les centres).
Il peut évoluer vers des emplois de responsable de projet, de responsable en ingénierie systèmes ou de responsable qualité.
L’analyse peut se faire à distance, mais les essais et validations exigent souvent une présence sur site.