Cœur symbolique du véhicule, le moteur automobile a longtemps symbolisé la puissance, la liberté et le progrès. L’évolution du secteur vers la voiture électrique bouleverse cet héritage. Jusque-là rugissant, le moteur devient silencieux et compact. Grâce à son bagage technique et à sa formation avancée, l’ingénieur motoriste accompagne cette transformation. Suivez notre guide complet pour tout savoir de ce métier en évolution.
Spécialiste de la conception et du développement des moteurs thermiques et électriques, l’ingénieur motoriste intervient principalement dans le secteur automobile, mais aussi dans le secteur aéronautique et dans le secteur maritime. Il veille à la conformité des moteurs aux normes environnementales et aux attentes de fiabilité et de performance de son secteur d’activité.
Ce métier relève du domaine de l’ingénierie appliquée au génie mécanique. Il nécessite d’excellentes connaissances enmécanique, en énergétique et en systèmes embarqués.
Les missions de l’ingénieur motoriste varient selon sa spécialité et son entreprise, mais elles comprennent le même socle commun :
Travaillant plutôt dans la recherche et le développement, l’ingénieur motoriste garde toutefois un lien étroit avec les équipes techniques. Il joue ainsi souvent un rôle d’interface entre le bureau d’études et les techniciens.
Parmi les ingénieurs, il collabore notamment avec l’ingénieur automobile. Ce dernier a pour mission d’intégrer l’ensemble des composants du véhicule pour créer un ensemble cohérent dont le moteur est l’élément central. Dans ce même cadre, l’ingénieur motoriste travaille avec l’ingénieur mécanique automobile, mais aussi avec l’ingénieur qualité automobile qui s’assure que les moteurs répondent aux normes et aux exigences de qualité.
À l’heure actuelle, de nombreuses entreprises de l’automobile sont à la recherche d’une expertise freelance en motorisation pour accompagner leur transition énergétique. Il s’agit donc principalement d’assurer la conception de moteurs hybrides ou électriques.
D’autres offres de missions freelances concernent les tests et la validation des moteurs, ainsi que la résolution de problèmes techniques.
Exercer le métier d’ingénieur motoriste en tant que freelance est idéal pour concilier sans difficulté vie privée et vie professionnelle. Le travailleur gère son entreprise et son emploi du temps en toute autonomie.
Il peut par ailleurs choisir les projets qui l’intéressent et diversifier ses missions, ce qui enrichit considérablement sa pratique du métier.
L’ingénieur motoriste freelance a la possibilité de proposer ses services aux constructeurs automobiles, aux bureaux d’études et aux cabinets de conseil en ingénierie. Il doit aussi créer et entretenir son réseau professionnel.
Les plateformes de freelancing renferment par ailleurs de nombreuses offres de missions émises par les entreprises à la recherche d’experts motoristes.
Les compétences de l’ingénieur motoriste se déclinent en savoir-faire techniques, en savoir-être et en maîtrise des outils.
Métier avant tout de conception et de développement, la profession d’ingénieur motoriste suppose de nombreuses connaissances théoriques :
L’exploitation de ces compétences techniques nécessite à son tour un certain nombre de qualités humaines :
La maîtrise des logiciels de CAO (conception assistée par ordinateur) est indispensable à l’ingénieur motoriste. Ce dernier doit aussi savoir utiliser les outils de simulation et les plateformes de gestion de projet.
Un niveau bac + 5 est le minimum requis pour avoir accès au métier d’ingénieur motoriste. La voie royale reste l’obtention d’un diplôme d’ingénieur spécialisé en mécanique ou d’un master en génie mécanique. Ce titre peut être complété d’un doctorat pour les postes en recherche avancée.
La formation en école d’ingénieur ou à l’université doit par ailleurs inclure un ou plusieurs stages, garantissant une première expérience professionnelle.
Un ingénieur motoriste débutant perçoit en moyenne un salaire annuel brut de 35 000 € à 42 000 €. Cette rémunération s’accroît avec l’expérience et peut dépasser 60 000 € après 10 à 20 ans d’exercice.
L’évolution des métiers du secteur automobile est fortement impactée par la transition énergétique. L’ingénieur motoriste est le plus impliqué dans cette mutation, avec l’essor des moteurs électriques et des carburants alternatifs.
En raison des innovations et de la croissance des contraintes réglementaires et environnementales, le domaine de la mécanique est très dynamique. De nombreuses offres d’emploi en CDI (Contrat à durée indéterminée) et en CDD (Contrat à durée déterminée) sont émises par les entreprises de l’industrie automobile. De la même façon, l’ingénieur motoriste freelance trouve sans difficulté des opportunités de missions.
Oui, la simulation numérique avancée, l’impression 3D, l’intelligence artificielle et les capteurs IoT transforment profondément le métier d’ingénieur motoriste.
Il peut obtenir un poste de chef de projet technique, de responsable qualité et de manager d’équipe.
Oui, grâce à la mondialisation des industries automobile et aéronautique, il peut collaborer avec des équipes étrangères et participer à des projets internationaux.