La crise de la Covid-19 a entraîné une évolution profonde des métiers du secteur pharmaceutique. L’importance désormais accordée à la recherche et au développement se couple d’une transformation des modes de production et chaînes d’approvisionnement. L’ingénieur pharmaceutique est le premier métier impacté par cette mutation.
Professionnel spécialisé dans la conception, le développement et la production de médicaments, l’ingénieur pharmaceutique se trouve à la croisée de la biologie, de la chimie et des sciences de l’ingénierie.
Le métier d’ingénieur pharmaceutique s’inscrit dans une logique de production industrielle au sein du secteur de la santé. Cette dimension implique un fort niveau d’exigence en matière de qualité et de sécurité, ce qui se traduit par une réglementation stricte.
En fonction de son statut et de son environnement dans son entreprise, l’ingénieur pharmaceutique remplit des missions relativement hétérogènes :
Dans les entreprises de l’industrie pharmaceutique, l’ingénieur a un rôle transversal qui va de la recherche au contrôle qualité. Au sein des unités de recherche et développement, il peut notamment collaborer avec un chimiste, un ingénieur biomédical, un ingénieur formulation et divers experts selon la nature du médicament.
Au moment de la production, il travaille avec les métiers de l’industrialisation, ainsi qu’avec l’ingénieur bioprocédés, l’ingénieur qualité et l’ingénieur validation. Il est également susceptible de solliciter les avis d’un pharmacien et de l’équipe marketing afin de vérifier l’adaptation du médicament aux réalités du marché.
Dans certaines entreprises, l’ingénieur pharmaceutique supervise une équipe projet.
Les entreprises ont tendance à faire appel aux services des ingénieurs pharmaceutiques freelances pour des missions principalement ponctuelles :
Plus rarement, un ingénieur pharmaceutique indépendant est appelé à diriger l’ensemble d’un projet de sa conception à sa mise en œuvre.
Ces entreprises profitent ainsi d’une expertise pointue, immédiatement disponible, tout en maintenant la flexibilité de leurs ressources humaines.
Le statut freelance garantit au professionnel une réelle liberté dans le choix des projets et de ses horaires de travail. Il est ainsi en mesure soit de s’investir pleinement dans son entreprise, soit de gérer son emploi du temps en fonction de sa vie personnelle.
Ce choix de carrière permet en outre d’accéder à des perspectives de salaire souvent supérieures au niveau moyen du marché.
Les plateformes de freelancing spécialisées dans l’ingénierie assurent à l’ingénieur pharmaceutique indépendant un cadre sécurisé pour valoriser ses formations et ses compétences. Les entreprises du secteur y déposent régulièrement des offres de mission et comparent les différents profils disponibles.
En plus de ses compétences en chimie, en biologie et en génie des procédés, l’ingénieur pharmaceutique doit maîtriser un certain nombre de savoir-faire et développer des savoir-être spécifiques.
Pour exceller dans son travail, il lui faut disposer des compétences techniques suivantes :
L’exploitation de ces compétences nécessite à leur tour le développement de qualités humaines :
Les logiciels de simulation de procédés, les systèmes de gestion de la production et les plateformes de suivi de qualité des médicaments sont au cœur du métier d’ingénieur pharmaceutique.
Le parcours classique pour devenir ingénieur pharmaceutique passe par l’obtention d’un diplôme d’ingénieur, obtenu dans les écoles d’ingénieurs spécialisées. L’Institut Mines-Télécom (IMT) propose ainsi une formation dédiée à l’industrie pharmaceutique.
Il est aussi possible de suivre des études dans une université jusqu’à l’obtention d’une licence en sciences, puis d’un Master (niveau Bac +5) Ingénierie pharmaceutique ou Sciences des médicaments.
Le salaire de l’ingénieur pharmaceutique dépend de son expérience, de sa formation, de son lieu d’exercice et de son niveau de responsabilité de l’entreprise. En début de carrière, son salaire annuel brut varie de 35 000 € à 45 000 €. Il augmente ensuite d’année en année jusqu’à atteindre 70 000 € en fin de carrière.
La transition numérique et l’éclosion de nouvelles technologies transforment le secteur pharmaceutique. L’essor notamment de la médecine personnalisée et des biotechnologies crée de nombreuses opportunités.
Parallèlement, les enjeux liés à la santé mondiale, comme la lutte contre les pandémies, renforcent l’autorité des experts de la production et de la recherche. Les ingénieurs pharmaceutiques capables de maîtriser les nouveaux outils ont donc l’avenir devant eux.
L’ingénieur pharmaceutique conçoit des médicaments de qualité et s’assure de leur reproductibilité industrielle. Il contribue ainsi à la distribution des médicaments et, donc, à la prévention et au traitement des maladies.
Il lui faut jongler entre les contraintes réglementaires, les innovations constantes et les nécessités marketing, tout en garantissant la qualité et la sécurité des médicaments.
Il peut travailler dans la recherche, la production, le contrôle qualité ou le conseil, dans des laboratoires, des industries ou en freelance.